Mario Murua – Du 20 Novembre au 15 décembre

« ACRATA »

Oeuvres récentes

Vernissage le 22 novembre 2018
Finissage le 14 décembre

 

 

Murua, le Chamane des images

Mario Murua est né en décembre 1952 à Valparaiso, au Chili.

Il se passionne très tôt pour toutes les littératures, y compris la bande dessinée, ainsi que la poésie, il publie son premier recueil de poèmes à l’âge de 17 ans et décide d’en réaliser lui-même les illustrations. Il devient dés lors le « picto-poète » surréel  qu’il est encore aujourd’hui.

Très vite remarqués, ses dessins et ses mots l’amènent à Santiago, où, frondeur dans l’âme, il ne fera qu’un bref séjour à l’école des Beaux arts. Il entame dés lors un voyage initiatique en Amérique latine qui le conduit de l’Equateur à la Colombie, ce périple lui permettra de se nourrir aux différentes sources de l’identité américaine

De retour dans son pays, il développe alors une peinture où la magie côtoie le réel dans une expression qu’il qualifie lui-même de « sensationniste ». Sa rencontre avec Roberto Matta et le contexte politique particulier du Chili, où il est un graffitiste engagé, l’amènent à rejoindre la France en 1977.

Amérindien mystique, ( il se plait à dire que ses ancêtres étaient des bâtisseurs de l’Ile de Pâques)  Murua ramène à Paris une manière de peindre débridée qui puise dans les codex primitifs de son continent et les confrontent aux réalités de nos jungles urbaines. Il fonde au début des années 80 avec d’autres artistes latino-américains le groupe « Image-Magie » et entame une carrière internationale qui va l’amener à parcourir le monde

Son œuvre, haute en symboles et en couleurs, à la fois inclassable, mystérieuse et éclatante, le situe au carrefour du surréalisme indigène et des libres figurations occidentales. Il est considéré comme l’un des artistes latino-américains les plus singuliers de sa génération.

Initié aux pratiques chamaniques, passionné d’ésotérisme, ce « Huemul » érudit s’intéresse tant aux Arcanes du Tarot qu’aux différents idiomes qui constituent autant de passerelles entre les cultures de nos deux continents. Son expression est foisonnante et originelle. Il se plait à défendre le destin de l’œil contre les gardiens du voir

En guise de conclusion et d’introduction à son travail, je ne résiste pas au plaisir de lui laisser la parole car il faut toujours donner la parole aux poètes surtout lorsqu’il la peigne :

« Lorsqu’il m’arrive d’avoir d’évidentes hallucinations sous la forme d’images qui me collent à l’imaginaire, mon travail consiste à les sortir de mon esprit au moyen de la pratique picturale, ne sachant qui m’envoie ces images ou ces transmissions spatiales. J’ai un peu étudié la transe, la communication par les signes et les symboles de la culture universelle, j’en ai déduit qu’il s’agit là du moteur éternel dont parlaient les anciens alchimistes. »  M.M

Frédéric Roulette Octobre 2018

 » Lorsqu’il m’arrive d’avoir d’évidentes hallucinations sous la forme d’images qui me collent à l’imaginaire comme la peinture, mon travail consiste à les sortir de mon esprit au moyen de la pratique picturale. Ne sachant qui m’envoie ces images ou ces transmissions spatiales, j’ai un peu étudié la transe, la communication par les signes et les symboles de la culture universelle. J’en ai déduit qu’il s’agit là du moteur éternel dont parlaient les anciens alchimistes. «